Paysages sacrés

Des rochers, des arbres, des paysages ont eu un sens profond et ont inspirés les croyances de nos ancêtres, certaines tribus ou groupes actuels dans le monde les entretiennent toujours. C’est l’expression d’un lien fondamental à notre terre, c’est pour nous une autre lecture de notre environnement.

Les aborigènes sont un trait d’union fort de cette idée. Pour eux, parcourant depuis 40 000 ans le continent australien, le sacré est indissociable de leur vision des paysages. Des sites se sont naturellement imposés de part leur forme comme le fondement même de leur mythologie et de leur lien spirituel à la terre, « la terre du rêve ». Ils lisent le paysages tel un livre, une carte mentale, interprétant tous les traits du relief comme les traces vivantes d’ancêtres.


Bien avant la Gaule et sur le reste de la planète, les croyances animistes avaient des lieux privilégiés situés entre terre et ciel ou des sites dont les formes provoquaient l’imaginaire. Des sites comme le massif du Taennchel en Alsace ou les Pierres Jaumâtres dans le Berry sont restés tel quel, mais la plupart de ces lieux de croyances ont été recouvert de temples romains pour détourner les croyances (le Puy de Dôme possède encore son temple romain), le Mt St Michel ou le Puy en Velay en sont les meilleurs exemples où la religion chrétienne a pris le dessus.

 

 

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